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Cet article parle des soldats US, mais un soldat reste un soldat quelque soit sa nation...

« La difficile prévention du suicide chez les soldats »

Damien Mascret observe dans Le Figaro que « plus d'un soldat américain sur trois qui tente de se suicider n'a aucun antécédent connu de problème mental, selon une vaste étude publiée [...] dans JAMA Psychiatry ».
« Un chiffre important, même s'il est encore supérieur dans la population générale, où c'est le cas d'une personne sur deux. On s'attend évidemment à une meilleure détection du risque de suicide parmi les soldats, qui sont soumis à une pression psychologique considérable », 
précise le journaliste.
Il explique que « ce travail a été conduit sous la direction du professeur de psychiatrie et de neurosciences Robert Ursano, du Centre d'étude du stress traumatique à l'université des sciences de la santé de Bethesda (États-Unis) ».
« Avec ses collègues, le Pr Ursano a décortiqué 9650 tentatives de suicide effectuées par des soldats entre 2004 et 2009, et a comparé les profils médico-administratifs selon qu'il existait ou non un trouble mental préalable. La définition de trouble mental était ici très large, puisqu'il suffisait d'avoir rencontré des difficultés psychologiques, par exemple d'ordre conjugal, pour être concerné », 
souligne le journaliste.
Damien Mascret note ainsi que « parmi les soldats ayant fait une tentative de suicide et n'ayant pas d'antécédent psychologique, les auteurs identifient certains facteurs de risque, notamment être une femme (risque multiplié par 2,6), avoir un niveau d'études - équivalent bac - inférieur (× 1,9), ou être dans sa première année en opération (× 6). Des facteurs de risque que l'on retrouve aussi, mais de façon moins marquée, dans le groupe des soldats ayant déjà présenté des difficultés psychologiques ».
Le Pr Patrick Clervoy, médecin psychiatre, professeur agrégé du Val-de-Grâce, réagit : « Les militaires tendent à cacher leurs symptômes pour ne pas paraître faibles et ne pas compromettre leurs aptitudes et leurs espérances de carrière. Les Américains ont tenté de changer cette culture et nous nous en sommes inspirés en France. Ils ont lancé plusieurs campagnes entre 2007 et 2010. Pour résumer, il s'agit de faire accepter qu'avoir des idées suicidaires n'est pas un signe de faiblesse, et que pouvoir en parler est un signe de courage ».
Le journaliste relève en outre : « Les auteurs de l'étude américaine ajoutent qu'«il est probable que beaucoup de ces soldats aient eu des troubles mentaux non détectés». Mais, pour le Pr Clervoy, le principal enseignement est que le suicide peut survenir chez des gens en bonne santé mentale apparente, «même ceux qui sont bien sélectionnés et bien entraînés comme le sont les militaires !» ».
Damien Mascret souligne que « le taux de mortalité des militaires par suicide, longtemps moins élevé que dans la population générale, s'en rapproche de plus en plus. En 2016, il atteignait aux États-Unis 17 décès pour 100.000 soldats d'active, ce qui est similaire au taux des Américains âgés de 17 à 59 ans (17,3 pour 100.000). En France métropolitaine, le taux de mortalité par suicide est estimé, selon l'Observatoire national du suicide, à 16,7 pour 100.000 habitants, tous âges confondus ».
En novembre 2017, un rapport du Haut Comité d'évaluation de la condition militaire précisait que « le taux de suicide pour 100.000 militaires diminue sensiblement de 2011 à 2014, passant de 23,4 à 14,8 avant de repartir à la hausse. Il atteint 16,8 en 2016 ».
Le Pr Clervoy remarque que « c'est le tribut payé à la fragilité sociale à laquelle ils sont exposés du fait des absences répétées pour des opérations de longue durée (cela a été jusqu'à 15 mois pour les militaires américains en Irak - en général 6 mois pour les armées françaises - et des missions qui se répètent tous les 2 ou 3 ans), de l'usure émotionnelle et morale liée aux épreuves traversées ».
Damien Mascret constate de plus que « les conjoints(e)s de soldats ne sont pas épargnés : 4,9% souffrent de dépression majeure caractérisée, selon une étude américaine publiée le 13 août dans la revue Depression and Anxiety. Une «estimation basse», portant sur 7863 femmes et 1175 hommes ».

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