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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 17:09

5 sens... regardez son travail et "liker" sa page https://www.facebook.com/RinaldiLorenePeintre?ref=bookmarks

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Published by Dimitri Bulan
12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 15:47

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« Pourquoi le stress fait grossir »

Anne Jeanblanc note dans Le Point qu’« alors que le stress aigu entraîne la perte brutale de l'appétit, un stress moins intense et plus durable aboutit au résultat contraire chez 70% des personnes concernées ».
La journaliste indique que « dans son dernier numéro, Food Today, le bulletin mensuel d'information de l'EUFIC (The European Food Information Council) fait état des connaissances actuelles ainsi que des études en cours ».
« Les auteurs de cet article rappellent, tout d'abord, que toute menace de danger immédiat entraîne un stress aigu, à l'origine d'une chaîne de réactions bien particulières dans notre cerveau. Cela commence par l'envoi d'un signal à plusieurs systèmes, dont le système hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HHS), et l'activation d'hormones spécifiques. Ce qui déclenche une cascade d'événements en vue de préparer le corps à l'action 
», explique Anne Jeanblanc.
La journaliste ajoute qu’« au niveau des hormones, l'adrénaline et le cortisol augmentent rapidement, là encore pour aider l'organisme à faire face. Mais dès le danger écarté, elles retombent aussi vite à leur taux de base ».
« En revanche, lors de stress chronique, la menace est toujours présente, ou vécue comme telle. Le cortisol reste sécrété à un niveau supérieur à la normale "et l'organisme peut ne pas revenir à un état d'homéostase [c'est-à-dire un état sain de repos]", précisent les spécialistes. Cela peut avoir de graves conséquences pour la santé. Les systèmes immunitaire, cardiovasculaire et central nerveux sont particulièrement concernés »
, note Anne Jeanblanc.
La journaliste observe que « les répercussions sont aussi réelles sur le poids, et cela pour une raison simple : le système HHS de réaction au stress partage les mêmes voies nerveuses que le contrôle des apports alimentaires ».
Les auteurs de ce travail écrivent ainsi que « les hommes et les femmes en bonne santé ayant une réactivité accrue du cortisol en réaction au stress présentent une obésité abdominale plus importante, tout comme les personnes ayant des niveaux plus élevés de cortisol matinal, par rapport aux sujets témoins ».
Anne Jeanblanc s’interroge : « Le fait de diminuer son niveau de stress pourrait-il permettre de combattre les problèmes de surpoids ? Les auteurs de cet article ne sont pas loin de le penser. Pour eux, les programmes de pleine conscience, basés sur des techniques qui interrompent les schémas de pensée, les émotions et les comportements habituels, aident "les personnes à percevoir leurs signaux internes [en reconnaissant la faim et la satiété, les émotions et les signaux externes], plutôt que de s'appuyer sur des réponses apprises" ».
Les auteurs écrivent que « non seulement cette approche peut améliorer les choix alimentaires et aider à maîtriser son poids, mais elle réduit également le stress sous-jacents ».
 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 15:45

« L''affinity therapy', une approche des autistes fondée sur leurs passions »

Damien Mascret remarque dans Le Figaro : « L'«affinity therapy», ou thérapie par affinité, va-t-elle révolutionner la prise en charge de l'autisme? L'idée est sans doute prématurée, mais l'espoir, lui, est bien réel. Comme chaque fois qu'une nouvelle approche apparaît ».
Le journaliste indique que « le premier colloque international sur l'«affinity therapy» qui s'est tenu en France, à l'université de Rennes, les 5 et 6 mars, a tenté d'en tracer les contours, mêlant témoignage de parents et de professionnels. Psychanalystes et comportementalistes de bonne volonté pourraient bien y retrouver leurs petits ».
Damien Mascret explique que « cette fois la méthode ne vient pas d'une quelconque chapelle mais de Ron et Cornelia Suskind, les parents d'un enfant alors âgé de 3 ans atteint d'autisme régressif, Owen, aujourd'hui âgé de 23 ans. [Ils] ont eu l'idée de s'appuyer sur l'intérêt de leur enfant pour les dessins animés pour le soigner ».
« Ron et Cornelia décident de se servir de cet intérêt particulier de leur fils afin de renouer avec lui les fils d'un contact devenu impossible. Ils racontent cette aventure sous la plume de Ron dans un livre publié en avril 2014 aux États-Unis (Life Animated). […] Inventer une langue ou apprendre celle de l'enfant ? C'est la deuxième hypothèse que retient Ron Suskind »,
 continue le journaliste.
Ron Suskind, journaliste au Wall Street Journal et lauréat du prix Pulitzer, écrit ainsi : « Nous avons développé la thérapie par affinité après avoir réalisé qu'à 6 ans et demi, Owen avait appris par cœur des dizaines de dessins animés de Disney ».
Damien Mascret relève que « l'idée de s'appuyer sur les passions d'un enfant autiste n'est évidemment pas nouvelle, mais en faire la colonne vertébrale de la prise en charge l'est indéniablement », et cite notamment Jean-Claude Maleval, professeur de psychopathologie et de psychologie clinique.
Le spécialiste observe que « Ron Suskind fait le même constat que Kristine Barnett (auteur de L'Étincelle) : montrer à un enfant que l'on prend sa passion au sérieux et que l'on veut partager avec lui est le plus puissant catalyseur au monde. […] S'il est une originalité dans la “Disneythérapie”, elle réside dans le savoir inhérent à la passion d'Owen pour les films de Disney car ils se prêtent à l'apprentissage du langage et des relations sociales ».
Damien Mascret note que « la thérapie d'Owen et ses échanges se sont fortement appuyés sur l'utilisation des dialogues, des situations et des personnages de ses dessins animés préférés. Notamment en rejouant des scènes avec lui ! Le psychologue de Silver Spring (Maryland), Dan Griffin, qui suit Owen depuis qu'il a 13 ans, raconte avoir perçu un changement de comportement spectaculaire: «C'était comme le jour et la nuit comparé à mes autres interactions avec lui.» Et surtout cette constatation saisissante: «Quand il jouait un rôle, il semblait totalement vivant et présent» ».
Le journaliste continue : « De là à y voir la remise en cause des approches comportementalistes, cela semble bien présomptueux. Ne serait-ce qu'en considérant leurs succès visant à réduire les comportements problématiques ou à améliorer l'autonomie. À l'inverse, les comportementalistes auraient tort de rejeter cette nouvelle approche au seul motif que les analystes s'y intéressent. […] À charge pour les experts de définir rapidement le champ et l'intérêt de cette thérapie, pour éviter le désenchantement ».
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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 14:21

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« Quand l'épouse est malade, le divorce menace »

Le Parisien note en effet qu’« un mariage a plus de risques de se terminer en divorce quand l'épouse, et non l'époux, tombe gravement malade », selon une étude américaine parue dans leJournal of Health and Social Behavior.
Le journal souligne que l’étude « montre qu'un divorce est à 6% plus probable quand l'épouse tombe gravement malade que quand elle est en bonne santé. En revanche, s'il s'agit de l'époux qui tombe malade, la probabilité de divorce reste la même ».
Le Parisien explique que « l'étude conduite par Amelia Karraker, professeur à l'université Iowa State, a décortiqué 2.701 mariages ayant duré 20 ans avec un conjoint n'ayant pas moins de 51 ans. 32% se sont terminés par un divorce et 24% par un veuvage ».
Le quotidien relève que « la maladie pèse souvent sur un couple, notamment pour des raisons financières, et peut amener au divorce, indique la sociologue. Mais quand la malade est une femme, "la qualité des soins apportés est un autre facteur", dit-elle. Les "femmes sont généralement moins contentes que les hommes des soins qui leur sont prodigués" parce que les hommes, souvent âgés, n'ont pas été éduqués comme les femmes pour cela ».
Le Parisien ajoute que selon Amelia Karraker, « les cas concernés ne précisent pas qui de l'homme ou la femme a décidé du divorce mais l'étude "montre la vulnérabilité des gens quand ils sont malades" ».
 

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12 mars 2015 4 12 /03 /mars /2015 14:18

 

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S'il est un domaine où les clichés sont tenaces, c'est bien sous la couette. Auteur deLa sexualité décomplexée. 50 idées reçues... revues et corrigées (Flammarion), actuellement en librairies, la sexologue Catherine Blanc en décrypte cinq pour 20 Minutes.

1. Les hommes ont plus besoin de faire l’amour que les femmes

Le monde se diviserait en deux catégories: les hommes avides de sexe et les femmes dévouées à leur devoir conjugal et reproducteur. «Il y a longtemps eu une suprématie du désir masculin, explique Catherine Blanc. Comme la femme n'a pas d'érection visible, l'imaginaire commun a voulu qu'elle soit dans un désir sans fin impossible à rassasier, faisant de son désir un tabou qu'il fallait taire.» Evidemment, les hommes comme les femmes éprouvent du désir, mais «là où il y a une vraie différence, c'est que même stressé ou débordé par ses inquiétudes, un homme trouvera du réconfort et une libération dans le sexe, là où la femme pourra le percevoir comme une intrusion et un envahissement supplémentaires», concède la sexologue.

2. Tous les hommes aiment les gros seins

Pommes ou poires, la forme importerait peu pourvu qu'il y ait le volume, cette masse douce et ronde qui renvoie l'homme au sein maternel si réconfortant. «Vu avec les yeux d'un enfant, même une petite poitrine paraît grosse», indique Catherine Blanc. Mais cela ne signifie pas pour autant que ceux qui aiment ces courbes généreuses cherchent le sein nourricier et que les autres le fuient.

Et ce n'est pas parce qu'un homme voue un culte aux seins rebondis qu'il ne peut pas sortir de ce critère. «Le propre d'une relation est d'être séduit par l'autre, de découvrir que ce qu'on ne préférait pas forcément peut devenir ce que l'on désire», confie la sexologue, qui évoque un patient tombé sous le charme d'une femme très mince à la poitrine menue, lui qui n'aimait que les femmes plantureuses.

3. La virilité est une question de taille

Hommes et femmes ont beau dire que ce n'est pas la taille qui compte, le lien établi entre le degré de virilité d'un homme et la longueur de son appendice est tenace. «La taille du pénis renvoie l'homme à la peur de ne pas égaler le père et à unecrainte de l'impuissance, une incapacité à satisfaire l'autre, expose Catherine Blanc. Certains patients s'inquiètent, alors que leur sexe est d'une taille tout à fait normale. Ce n'est pas une lecture objective, à l'image des anorexiques qui se trouvent trop grosses lorsqu'elles se regardent dans le miroir.»

4. Le poil est anti-érotique

Les hommes ne seraient pas de grands fans du petit buisson-ardent, lui préférant un pubis nu et sans mystère. Comme pour les vêtements, la toison est soumise aux modes et ce qui est en vogue en ce moment, c'est l'épilation intégrale. «Le poil définit l'être sexué et sexuel, c'est incohérent de vouloir l'enlever au bénéfice de la sexualité. Aujourd'hui, on est dans le grand déballage, rien ne doit être caché», remarque Catherine Blanc. «On projette aussi sur le poil l'idée du sale: il faudrait assainir la sexualité en la débarrassant de tout poil», déchiffre-t-elle.

De là à préconiser de laisser la zone en friche, il n'y a qu'un pas qu'il n'est pas nécessaire de franchir. «On a le droit d'avoir plaisir à prendre soin de soi. Le poil est une affaire d'esthétique personnelle. Même s'il ne faut pas être dupe que la maîtrise du poil dans la sexualité aujourd'hui est un moyen d'attirer et d'accueillir l'autre dans certaines pratiques bucco-génitales», estime la sexologue.

5. Les femmes ne font l’amour que par amour

Longtemps, les femmes ont fait l'amour «soit par obligation professionnelle, soit par devoir matrimonial et reproducteur», tranche Catherine Blanc. A une époque où il ne fallait pas fauter avant le mariage, on pouvait légitimement penser que les femmes succombaient par amour. Mais ça, c'était avant. «Le sexe n'est pas qu'une affaire d'amour, souligne la sexologue, il commence par une envie, un désir.»

 

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LIRE AUSSI : les 21 jours du cerveau

 

http://www.20minutes.fr/sante/1560347-20150311-seins-taille-penis-poils-cinq-idees-recues-matiere-sexualite

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 11:50

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Le sucre est souvent accusé d’avoir l’effet d’une drogue sur notre cerveau. Eh bien c’est désormais prouvé comme le démontre une récente étude sur le sujet ! En neuroscience cela se nomme d’ailleurs « récompense naturelle » et cela peut à terme créer une sensation de manque si l’envie n’est pas rassasiée. Le magazine numérique SooCurious vous dit tout sur l’addiction qu’a notre cerveau pour cette substance savoureuse.

L’étude en question se nomme « le cerveau addict au sucre » du doctorant Jordan Gaines Lewis (du Penn State College of Medicine aux USA). Celle-ci nous explique ce qui nous arrive quand on arrête ou diminue la consommation de sucre. Pour faire simple notre cerveau assimile le sucre à une récompense qui se nomme « récompense naturelle ». L’absorption du sucre dans notre organisme engendre la libération de dopamine, qui stimule notre cerveau (même si ce n’est pas sa seule action). Notre cerveau enregistre donc l’information et permet de nous rappeler encore plus facilement du produit consommé. En bref, cela signifie que l’accès répété au sucre conduit à une diffusion prolongée de dopamine et donc à l’excitation de la zone de récompenses naturelles du cerveau.

Mais d’où vient cet amour pour le sucre ? Selon le docteur Lewis cela vient de nos ancêtres du temps des premiers hommes, pendant le Paléolithique. Le goût acide et aigre signifiait par exemple des fruits non comestibles, alors que le sucre permettait de savoir si la cueillette était bonne. Tout ceci est donc resté dans nos gènes avec le temps, c’est aussi pour cette raison que beaucoup de personnes ont un dégoût viscéral pour l’aigreur.

Le problème de notre époque moderne est le sucre ajouté. De nos jours il est très difficile de passer à côté de celui-ci que l’on retrouve dans les plats préparés censés être uniquement salés. L’effet de ces sucres est particulièrement fourbe : ils nous rendent vraiment accro. C’est donc un véritable cercle vicieux car plus on en prend plus on a du mal à s’en passer. Notre cerveau est donc condamné à envoyer des signaux de « manque » à note organisme ce qui provoque des effets secondaires pas toujours faciles à supporter.

 

Des expériences réalisées sur des rats ont d’ailleurs montré qu’une diminution de sucre pouvait conduire à de l’anxiété et de la dépression. Le manque de sucre aurait tendance à rendre les rats plus agressifs, comme un homme le serait sans sa dose quotidienne de drogue. Certains rats ont même été plongés dans de l’eau sucrée et ceux-ci présentaient des comportements similaires au manque comme avec la cocaïne et la morphine. Un rat dans de l’eau sucrée ne cherche même pas à fuir tant la substance l’attire. Autre expérience frappante : dans certaines cages les rats avaient accès à une pipette d’eau sucrée. Pendant 30 jours les scientifiques les ont privés de cette pipette et lorsqu’ils l’ont remise les rats se sont jetés dessus comme la misère sur le pauvre monde.

Même en sachant cela, à la rédaction on ne dirait pas non à de délicieux bonbons ou à un succulent cookie. On a beau savoir que le sucre a l’effet d’une drogue sur notre cerveau, la tentation est bien trop forte ! Pourriez-vous vous passer de votre dose quotidienne de sucre ?

 

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 11:35

 

 

 

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« Être au chômage peut modifier la personnalité »

Julie Carballo indique dans Le Figaro que « des chercheurs britanniques en psychologie ont observé que la perte d'emploi impacte différemment les hommes et les femmes », et relève que« dans son éventail d'effets néfastes, l'inactivité de longue durée aurait celui de rendre les individus désagréables et introvertis, selon les conclusions d'une étude anglaise publiée dans le Journal of Applied Psychology ».
Julie Carballo explique ainsi que « des chercheurs de l'université de Stirling en Angleterre, désireux d'étudier l'impact de l'inactivité professionnelle sur le comportement des gens, ont soumis 6.769 adultes allemands à des tests de personnalité réguliers sur une période de 4 ans. Plusieurs traits de personnalité ont été étudiés parmi lesquels l'amabilité, l'extraversion ou encore le souci du détail ».
« Tous les participants occupaient un emploi au début de l'expérience, mais 210 d'entre eux ont été licenciés au cours de l'étude, et 251 se sont retrouvés sans profession sur une durée d'au moins un an », 
précise la journaliste.
Julie Carballo constate que « les femmes étaient de moins en moins agréables au fur et à mesure que les années de chômage se succédaient. Pour les chômeurs masculins, les résultats sont plus surprenants : durant les 2 premières années, ils seraient plus agréables que ceux n'ayant jamais perdu leur emploi, mais sur le long terme, ils verraient décliner leur bonne humeur de manière considérable. Des évolutions semblables ont été observées sur l'extraversion et le caractère consciencieux des chercheurs d'emploi ».
Les auteurs écrivent que « quand la perte d'emploi est récente, les gens sont dans une bonne dynamique et enclins à se comporter de manière agréable pour rassurer leurs proches et augmenter leurs chances de décrocher un autre job, mais les années suivantes, si la situation s'installe, ces motivations s'affaiblissent pour laisser place à un certain désespoir qui peut dériver vers une forme d'agressivité ».
Julie Carballo souligne en outre qu’« il n'est pas rare que «le pire» se produise. Une étude réalisée par des chercheurs de l'Université de Zurich parue en janvier dans The Lancet Psychiatry, révélait que près de 45.000 suicides par an seraient imputables au chômage dans une soixantaine de pays. En France, une étude de l'Inserm publiée à la même période a dressé un constat similaire, indiquant que la crise économique avait provoqué plus de 600 suicides dans l'Hexagone entre 2008 et 2010 ».
 
 
Date de publication : 27-02-2015

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4 mars 2015 3 04 /03 /mars /2015 11:29

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Le sevrage tabac se fait en plusieurs séances pour respecter le métabolisme et la psychée du fumeur. Mais aussi pour éviter une prise de poids ou une mauvaise humeur permanente ...

 

« La mortalité due au tabac est largement sous-estimée »

Le Figaro indique que « les chiffres sur la surmortalité des fumeurs seraient sous-estimés de 17% ».Le journal explique qu’« une étude publiée dans le New England Journal of Medicine a permis d'identifier une quinzaine de nouvelles causes de décès prématurés liées au tabagisme, en plus des 21 pathologies déjà connues ».
« Ainsi, les fumeurs voient leurs risques de mourir d'insuffisance rénale multipliés par 2, et d'ischémie intestinale (artères du tube digestif bouchées) par 6. La probabilité qu'une fumeuse meure d'un cancer du sein est augmentée de 30%, et qu'un fumeur succombe à un cancer de la prostate, de 43% »,
 poursuit le quotidien.
Le Figaro précise que « l'étude a été conduite sur une population de près d'un million d'individus »,et menée par le Dr Brian Carter, de la Société américaine sur le cancer.
Le journal observe que « les pathologies nouvellement associées au tabagisme ont en commun des mécanismes inflammatoires, vasculaires et/ou thrombotiques, pour lesquels le tabac a un effet aggravant connu. L'ischémie intestinale, par exemple, a les mêmes causes que certains accidents cardio-vasculaires, à savoir la formation de plaques d'athérome dans les artères ».
Le quotidien rappelle en outre que « si le cancer du poumon est la pathologie dont le lien avec le tabac est le plus évident (90% des malades sont fumeurs ou l'ont été), il en existe de nombreuses autres dont la responsabilité est établie depuis longtemps : les cancers ORL, de l'œsophage, de la vessie, du pancréas, la broncho-pneumopathie chronique obstructive, le diabète, les AVC… ».
Le Pr Daniel Thomas, porte-parole de la Société française de tabacologie, souligne que « les fumeurs meurent, en moyenne, 10 ans plus tôt que les non-fumeurs. Mais cette étude confirme aussi l'intérêt d'arrêter la cigarette à tout âge. On en retire toujours des bénéfices et un fumeur ayant arrêté à 30 ans récupérera quasiment toute son espérance de vie ».
Catherine Hill, épidémiologiste à l'Institut Gustave-Roussy, note quant à elle que « nous estimons désormais à 78.000 le nombre de morts attribuables au tabac en France. Mais si les résultats de cette étude se confirment, il faudrait gonfler ce chiffre d'environ 15%. […] Ce n'est pas tant la différence entre 78.000 et 90.000 qui doit retenir l'attention, mais le fait qu'un fumeur sur deux mourra du tabagisme ».
 

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24 février 2015 2 24 /02 /février /2015 18:50

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L'humour, une vraie thérapie

Relativiser, dédramatiser, énoncer des vérités inavouables et exprimer des pulsions inacceptables, mais aussi nous rendre capables de résister à l’injustice et allonger notre espérance de vie… Les pouvoirs thérapeutiques de nos plaisanteries et autres mots d’esprit sont irremplaçables.

Isabelle Taubes

L'humour dope l'amour de soi

Une plaisanterie qui fait mouche est une véritable création. Mieux : c’est un moment de gloire. Grâce à ces chefs-d’oeuvre miniatures que sont le mot d’esprit ou la bonne blague, nos ego se gonflent de fierté. D’autant plus qu’ils ont vaincu la censure, transgressé les lois de la logique. Ce sentiment est encore plus intense quand nous réussissons à plaisanter d’une situation angoissante ou déprimante. Non seulement un sentiment de bien-être nous envahit, mais nous nous sentons soudain plus intelligents. Avantage supplémentaire : celui qui détient le précieux pouvoir d’amuser met la foule des rieurs de son côté. Ce n’est pas pour rien qu’aux États-Unis, les leaders politiques et les chefs d’entreprise commencent régulièrement leurs interventions par une bonne histoire.

 

L'humour est un anti-dépresseur

Toutes les catastrophes ou presque entraînent rapidement un déferlement de bonnes histoires. Pendant qu’un nuage de cendres paralysait le ciel européen, blagues et jeux de mots plus ou moins heureux ont immédiatement fait leur apparition. « Alors, ils volcans, les avions ? » « Décidément, les nuages volcaniques sont plus futés que les nuages atomiques : ils ne s’arrêtent pas aux frontières de la France »… Ce phénomène très humain rappelle le rôle cathartique de l’humour. Un bon mot et nos tensions disparaissent. Les histoires juives constituent le modèle de l’humour antidéprime qui transforme en bonnes blagues ce qui nous abattrait. Basées sur l’autodérision, elles nous apprennent à rire de nous-mêmes et de la cruauté de la vie, en reprenant toutes les accusations de l’ennemi : les juifs sont sales, voleurs, ne pensent qu’à l’argent, ont tué Jésus. « Oui, oui, on a tué le Christ, racontait Lenny Bruce, immense humoriste américain des années 1960. Et s’il revient, on le tuera encore. » Des larmes au rire, il n’y a qu’un pas. « Élie se plaint à Shlomo : “Mon fils s’est converti au catholicisme, une vraie catastrophe.” “Le mien rêve de se convertir, quelle honte !” répond Shlomo, lugubre. “Et le mien, vous savez ce qu’il a fait ?” rétorque Dieu, qui écoutait la conversation. » Morale de l’histoire : si l’Éternel lui-même a des problèmes avec son garçon, normal que j’en aie avec le mien.

L'humour libère nos pulsions

Selon la thèse développée par Freud dans Le Mot d’esprit et ses rapports avec l’inconscient(1905), l’humour, exactement comme les rêves, libère impunément nos pulsions les plus inavouables, sans que notre gendarme intérieur, le surmoi, s’en off usque. Il permet d’exprimer, sans se salir les mains, ce qui ne peut être dit ou, pire, mis en actes – nos envies de meurtre, nos fantasmes sadomasochistes, notre mépris de l’autre sexe, etc. « Qu’est ce qui est rouge et qui se tortille ? Un bébé pendu à un crochet de boucher. » Cette petite blague permet aux enfants de fantasmer tranquillement l’assassinat de leur petit frère, de se consoler de ne plus être le (ou la) préféré(e) ; et aux parents d’assassiner symboliquement le nourrisson qui les condamne à l’insomnie depuis sa naissance. « “Bonjour les filles”, lance un aveugle en passant devant une poissonnerie. » Cela revient à dire : les femmes sont des morues. Ce genre d’humour est une façon de satisfaire les pulsions sexuelles agressives et misogynes. Selon Freud, une blague obscène racontée à une femme a la valeur d’une invitation sexuelle détournée mêlée au désir de l’humilier… « Pourquoi les pets sentent-ils ? Pour que les sourds puissent en profiter ! » Voilà un mot d’esprit qui nous autorise à jouir innocemment de la pulsion anale – pipi-caca- boudin – comme seuls les moins de 10 ans en ont le droit. Les histoires drôles ressuscitent le plaisir enfantin, régressif, de jouer avec les sons, les mots, de les triturer en tous sens.

 

 

L'humour nous rassemble

« Dans le monde entier, quand un peuple arrive au fond, il remonte. Nous, quand on arrive au fond, on creuse. » Dans son dernier spectacle, l’humoriste kabyle Fellag nous raconte une fois encore les petites misères et mauvais travers du peuple berbère. Nés à Paris, Toulouse, Tizi Ouzou, Cayenne ou Québec, nous sommes immédiatement touchés. Pourquoi ? Tout simplement parce que nous sommes humains. C’est l’effet empathique de l’humour. Notre rire est une façon de dire : « Au-delà de nos différences, nous sommes tous semblables. Moi aussi, je suis comme ça, avec mes préjugés, mes croyances, mes faiblesses. » « L’humour incite à la réflexion sur soi, sur l’existence, sur l’humanité, précise le psychanalyste et psychothérapeute Moussa Nabati. C’est un moyen de communiquer, de désamorcer les conflits. » Dehors, la réalité est restée la même, mais nous, pour un petit moment, nous sommes plus tolérants, plus aimants. Moins égoïstes.

L'humour s'apprend à tout âge

Nous sommes inégaux face à l’humour. À ceux qui en sont dépourvus, les spécialistes des thérapies comportementales et cognitives (TCC) prescrivent des exercices consistant à imaginer des situations cocasses, insolites, là où justement le bât blesse – au bureau, à la maison, dans les relations amoureuses. Il s’agit d’apprendre à interpréter les événements autrement afi n de prendre du recul. Le vieux conseil qui consiste à visualiser son patron constipé sur le siège des toilettes entre dans ce type de stratégie. Après un déjeuner familial houleux, au lieu d’ennuyer ses amis en leur narrant la dix-millième scène mélodramatique avec papa ou maman – ou les deux –, il sera par exemple plutôt conseillé de lancer le grand concours de qui a la mère la plus méchante ou le père le plus pervers. Une stratégie pour soulager ses tensions internes et « dénégativer », pour reprendre le mot de Frédéric Fanget, psychiatre et psychothérapeute praticien des TCC.

L'humour soigne le corps et l'esprit

Un bon mot doit produire un bel éclat de rire, sinon il a raté son but. Malheureusement, expliquer le mécanisme du rire est tout sauf amusant. Voici la description qu’en fait Jim Holt, journaliste américain, dans sa Petite Philosophie des blagues et autres facéties : « Sur le plan physiologique, le rire est la contraction de quelque quinze muscles faciaux, et la stimulation conjointe des muscles de l’inspiration et de l’expiration, ce qui provoque des spasmes respiratoires et une explosion d’ordre phonique. » Nous savons désormais que cette expérience a des effets bénéfiques sur la santé : oxygénation du sang, diminution du stress, renforcement du système immunitaire et, bonne nouvelle, allongement de la durée de vie. « Le seul rival du rire comme pourvoyeur de bien-être et de plaisir est l’amour », assure le journaliste. Et si l’amour est aveugle et rend volontiers stupide, l’humour aiguise l’intelligence en modifiant le fonctionnement cérébral. Réjouis par un bon mot, « nous résolvons plus facilement nos problèmes, car l’hémisphère gauche du cerveau (raison, logique) est plus actif », explique le psychiatre Frédéric Rosenfeld. Mieux, selon Olivier Lockert, psychothérapeute, quand nous avons bien ri, « la plasticité du cerveau augmente, et de nouvelles connexions peuvent se produire ». En clair : l’humour réveille salutairement.

 

 

L'humour et la philosophie

Nous rendant plus souples psychiquement, l’humour facilite la communication. Aussi, « en Orient, les sages transmettent souvent leur enseignement en racontant une histoire drôle », nous apprend Moussa Nabati. Le philosophe Ludwig Wittgenstein rêvait d’un livre de philo entièrement composé de blagues. Les Américains Thomas Cathcart et Daniel Klein se sont efforcés de relever le défi . La thèse de ces deux diplômés de l’université Harvard : le mot d’esprit, comme la philosophie, subvertit le sens commun et permet de saisir certains concepts philosophiques. Voyons comment ils l’utilisent pour illustrer la notion aristotélicienne de telos (« finalité »), ce besoin psychologique universel d’imaginer que toute chose a un sens et que nos destinées sont écrites d’avance : « Madame Goldstein est au supermarché avec ses deux enfants. La caissière lui demande leur âge. “Le médecin a 6 ans ; l’avocate, 3 ans et demi.” » Une manière de dire que ses enfants sont nés pour exercer ces professions (et par là même de susciter sa fierté).

 

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13 février 2015 5 13 /02 /février /2015 09:43

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