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6 janvier 2015 2 06 /01 /janvier /2015 13:36

Dimitri BULAN est votre hypnothérapeute sur

Le Havre (06 17 55 32 69 ) et sa région.

 

« A l’écoute des voix venues de l’intérieur »

 

Eric Favereau relate dans Libération le témoignage de Vincent Demassiet, « sauvé par un groupe de parole entre «entendeurs», [et qui] dirige un réseau national d’entraide », le Réseau français sur l’entente de voix.
Le journaliste se penche ainsi sur cet « étonnant mouvement où se retrouvent des gens qui entendent des voix, classés bien vite comme schizophrènes. Ce sont, en tout cas, des personnes qui vont mal, assaillies de voix, des voix qui blessent, des voix qui détruisent souvent ».
Eric Favereau indique que « nés dans les pays anglo-saxons, ces groupes de patients misent sur l’entraide, en présence ou non de soignants ».
Vincent Demassiet déclare notamment, après avoir été diagnostiqué « schizophrène » : « Je m’isolais. On me donnait des médicaments, je me taisais. On rejetait mon expérience, on a augmenté le traitement pour arriver à des doses énormes, c’était hallucinant. Mais pour la psychiatrie, j’étais bien, j’étais sage, je ne faisais plus rien, je restais chez moi, la tête de travers avec un filet de bave ».
Eric Favereau note que le jeune homme « devient l’une de ces silhouettes qui errent dans les couloirs des hôpitaux. A l’entendre, c’est le hasard qui le sauve : quelqu’un lui propose d’aller à une rencontre de patients sur l’entente de voix ».
Vincent Demassiet remarque ainsi : « D’un seul coup, dans ce groupe, on m’a écouté. J’ai découvert qu’il y avait plein d’entendeurs de voix : 7% de la population. Seulement 1% se retrouve en psychiatrie. Cela veut dire que 6% des gens se débrouillent avec les voix ».
Eric Favereau observe que « petit à petit, Vincent apprend des trucs qui aident à la prise de distance », puis constate que « ces réunions se développent : il y a une dizaine de groupes d’entendeurs en France ».

 

 

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LIRE AUSSI : les 21 jours du cerveau

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Published by Hypnothérapeute Le Havre / Deauville - dans Délires et hallucinations Développement personnel Hypnose
19 novembre 2014 3 19 /11 /novembre /2014 15:08

peur

Dimitri BULAN est votre hypnothérapeute sur

Le Havre (06 17 55 32 69 ) et sa région.

 

A quoi sert le sentiment de peur ? Voici un documentaire où ce sentiment va être mis à l'épreuve pour comprendre son fonctionnement et son utilité. Vous allez tout savoir sur cette émotion qui peut nous gâcher la vie.

La peur est une émotion très puissante qui peut survenir à chaque instant. C'est également celle-ci qui nous fait prendre telle ou telle décision. Nous savons que la peur prend le contrôle sur notre esprit. Elle se traduit physiquement par une transpiration, des tremblements, une augmentation cardiaque, une respiration haletante et par des sensations physiques.
Une grande psychologue travaille sur cette dernière et elle explique que tout le monde sans exception a peur de quelque chose. La seule manière de ne plus avoir peur de rien est d'être mort. Cette dernière est incontrôlable et arrive sans prévenir. Elle est provoquée dans des conditions angoissantes et provient d'une zone appelée amygdale dans le cerveau. C'est comme une alarme pour nous prévenir d'un danger imminent et c'est dû à l'arrivée massive de substances chimiques telles que l'adrénaline que notre corps réagit physiquement à cette émotion. A ce moment précis, tout le corps fonctionne en accélérer, ce qui provoque une sensation de ralentissement du temps. Pendant le temps où l'on a l'impression qu'on ne peut plus bouger, notre cerveau enregistre les éléments et nous aide à prendre les bonnes décisions pour notre protection. C'est la zone de l'hippocampe qui entre alors en action et nous aide à reprendre le contrôle et à analyser la situation. Mais cette réaction n'est parfois pas assez rapide et ces fois-là, le drame est inévitable. Par ailleurs, amygdale réagit immédiatement. Pour nous montrer la réaction de la peur, une expérience est effectuée dans la rue avec des passants et tous réagissent de la même manière devant un danger éventuel. La scientifique nous explique que cette peur est encrée dans notre cerveau depuis la nuit des temps. C'est en rencontrant certains événements que cette peur s'est installée dans notre cerveau au fur et à mesure du temps.

Depuis l'avancer de la technologie et de la médecine, de nouvelles peurs, que l'on appelle peur moderne, se sont installées progressivement. La psychologue explique qu'il suffit d'une seule occasion particulière pour qu'une nouvelle peur s'inscrive dans notre mémoire. Pour exemple, la spécialiste nous parle de la peur du dentiste que beaucoup de personnes ressentent. Elle explique que l'on associe un mauvais souvenir aux autres sens et pour nous prouver cela, une expérience est menée sur des volontaires. Les quatre personnes sont emmenées dans un cabinet les yeux bandés et rapidement, tous ressentent de l'angoisse. Certains ressentent même une douleur ancienne à la simple odeur ou son lui rappelant ce jour particulier. La psychologue nous explique que l'on peut avoir peur de tout, même des choses les plus anodines si cela est accompagnée d'une douleur. C'est grâce à des analyses sur une personne que l'on peut observer ce qui se passe dans le cerveau au moment où l'on a peur. Mais le cerveau ne garde que les peurs utiles et efface les autres.

Quand on parle de peur, on parle aussi de phobies. Beaucoup de personnes en souffrent et ces phobies sont extrêmement nombreuses. Un docteur nous explique que cela vient souvent de notre enfance. Une expérience est pratiquée sur des enfants en bas âges et les réactions face à quelque chose d'angoissant sont différentes d'un enfant à l'autre. Le spécialiste nous explique que nous apprenons à contrôler ce sentiment grâce à notre éducation. Il explique qu'un enfant sur-protégé peut être plus angoissé en étant adulte qu'un autre. Mais là aussi, les différences sont visibles. De plus, en grandissant, le cerveau permet aussi de modérer cette émotion qui peut devenir irrationnelle.

La peur est aussi quelque chose de contagieux. Il suffit que plusieurs personnes, autour de nous, montrent un sentiment de peur pour que nous ayons peur à notre peur. Celle-ci peut également se transmettre intentionnellement. Une expérience, qui démontre ce phénomène, est menée dans une ancienne usine qui a la réputation d'être hanté. Un seul membre du groupe a peur et rapidement, tous les autres participants montrent des signes d'angoisses. Dans ces moments-là, tous les sens sont en éveille pour scruter le moindre danger environnent. Cette contagion peut également se transmettre par une odeur particulière que l'on appelle l'odeur de la peur. De plus, l'homme agit comme un animal en cas de peur intense, en effet le fait de crier fortement est comme une alarme pour le troupeau. Quand la panique prend le dessus, la raison n'a plus sa place dans le cerveau et nous pouvons réagir de manière irrationnelle.

Ce sentiment est également devenu une arme politique. Il suffit de regarder notre passé pour le comprendre et encore aujourd'hui, beaucoup d'hommes politiques se servent de la peur comme moteur d'élection.
Mais peut-on supprimer cette émotion ? Il est vrai que l'on peut la contrôler et depuis quelques années, des chercheurs travaillent sur un produit qui pourrait éliminer la peur définitivement. Aujourd'hui, les psychologues confrontent les patients atteints de graves phobies à leur peur pour créer de nouveau souvenir plus agréable, mais celle-ci n'est pas effacée définitivement et peut ressurgir à tout moment. Pour la supprimer définitivement, il faut agir directement sur la mémoire, mais cela n'en ait encore qu'ai début des expérimentations et l'avenir pourra nous dire si cela est possible. Mais l'éliminer complètement peut être dangereux pour nous, car cette émotion est aussi présente pour notre protection.

 

 

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Published by Hypnothérapeute Le Havre / Deauville - dans Phobies Hypnose Délires et hallucinations
19 décembre 2012 3 19 /12 /décembre /2012 16:15

 

SOURCE : WIKIPEDIA

Les planches sont au nombre de dix, sept sont monochromatiques et dites « noires » tandis que trois sont polychromatique dites « de couleur ». Cependant, dans les planches de couleur, il y a deux planches utilisant le rouge. Toutes les planches comportent des nuances, du gris clair au noir, de la couleur vive à la couleur pastel.

Histoire et conception[modifier]

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Origine et contexte scientifique[modifier]

L'idée d'utiliser l'interprétation que donne un individu à des dessins ambigus pour en déduire des traits de sa personnalité est très ancienne. On la retrouve ainsi dans des textes de peintres comme Léonard de Vinci ou Botticelli3. Et au xixe siècle, de nombreuses illusions d'optique basées sur des images ambiguës telles celle du canard-lapin circulent.

L'utilisation de telles images dans un cadre psychologique donnera naissances à la méthode projective. En France, dès 1895, Alfred Binet suggère que la méthode des taches d'encre peut être utilisée pour l'étude de divers traits psychologiques, et en particulier l'imagination visuelle4. Mais ne parvenant à en faire une méthode quantitative susceptible d'être intégrée à une batterie de tests d'intelligence, il renonce à cette idée. Pendant les deux premières décennies du xxe siècle, de nombreux autres travaux utilisant cette méthode seront publiés en Europe mais aussi aux États-Unis et en Russie5.

L'intérêt d'Hermann Rorschach pour les taches d'encre[modifier]

En Suisse, à la même époque, un jeu d'enfant dit klecksographie consistait à déposer une goutte d'encre sur une feuille de papier que l'on pliait de façon à obtenir diverses formes d'oiseaux ou de papillons. En 1911, Rorschach recueille avec Konrad Gehring, un ami d'enfance devenu instituteur, les réponses d'enfants et d'adultes face à une série de taches d'encre obtenues de la sorte. Rorschach note alors que certains malades mentaux semblent répondre de façon caractéristique à ce test, et en particulier ceux souffrant de schizophrénie, une maladie récemment identifiée parEugen Bleuler qui fut aussi le directeur de thèse de H. Rorschach. Mais devant le peu d'écho de cette découverte, H. Rorschach abandonne rapidement ce projet.

Quelques années plus tard, un psychiatre d'origine polonaise Szymon Hens, dans sa thèse de doctorat également sous la direction de E. Bleuler à Zurich, collecte de façon systématique les réponses que donnèrent des centaines de sujets face à des taches d'encres6,5. La présentation de ces résultats incite Rorschach à reprendre ses travaux avec les taches d'encre. Son objectif est alors non pas de s'intéresser au contenu des réponses (comme le firent Hens et ses prédécesseurs) mais aux caractéristiques de ces réponses. Pour cela, il développe un système de codage des réponses inspiré du mouvement de la psychologie de la forme (ou Gestalt).

Dans sa volonté de raffiner son matériel, H. Rorschach élabore une méthode pour créer ces taches d'encre. Dans ses écrits, il reste vague sur le choix de telle ou telle planche. Mais finalement, il aboutit à une série d'une dizaine de planches qu'il exploitera dans ses travaux cliniques. En effet, après quelques années de recherche, ses premiers résultats indiquent que sur la base des réponses à ces taches d'encre, il est notamment possible de distinguer les malades schizophrènes des autres déments.

Encouragé par ses collègues dont Eugen Bleuler, H. Rorschach met alors par écrit sa méthode et cherche un éditeur qui puisse publier son manuscrit accompagné de ses planches. Or, à l'époque, la reproduction d'images en couleur dans un ouvrage imprimé est un procédé très coûteux. H. Rorschach essuiera plusieurs refus. Grâce à l'intervention de son collègue et ami Walter Morgenthaler, l'éditeur médical Ernst Bircher accepte à condition de limiter le nombre de planches à 10 et de réduire leur taille. Le titre initialement proposé par H. Rorschach était Method and Results of a Perceptual-Diagnostic Experiment: Interpretation of Arbitrary Forms mais il finira par opter pour la suggestion de Morgenthaler : Psychodiagnostik. Finalement, malgré quelques défauts dans la reproduction des planches, la première édition de l'ouvrage paraît en septembre 1921. Notons que ces défauts se sont révélés très intéressants pour les planches, des estompages non-voulus et apparus à l'imprimerie ont permis d'ouvrir un champ d'analyse fort intéressant pour les praticiens. L'année suivante Rorschach décède brutalement, à l'âge de 37 ans.

Diffusion du test[modifier]

Alors qu'à sa publication le livre de Rorschach fut d'abord mal reçu par la profession, le test de Rorschach connut par la suite une célébrité croissante jusqu'à la situation actuelle où subit l'assaut des tests randomisés et indirectement des attaques contre la psychanalyse. Les praticiens du test opèrent alors suivant des méthodologies variables, rarement codifiées et dont les interprétations varient d'un testeur à l'autre. Dès les années 1940, les critiques sur le manque de scientificité (quantitative, statistique) se heurtent aux praticiens des méthodes projectives mettent eux en avant l'intérêt du caractère qualitatif du Rorschach dans les diagnostics de structure. Les recherches quantitatives et critiques vinrent jeter un doute sur la validité du test7,6. Et en 1955, lors du XIIe congrès de l'« Association internationale de psychologie appliquée », à Londres, certains membres de la profession jugèrent que les tests projectifs, dont le Rorschach, n'étaient pas valides8.

Actuellement les pratiques se poursuivent et ont beaucoup évolué ; la méthode d'analyse s'est beaucoup affinée. Les controverses sur les méthodes projectives en recoupent d'autres, celles sur lapsychanalyse, sur la valeur de la clinique dans la pratique psychiatrique et surtout les sciences[pas clair] qui ne se réfèrent pas exclusivement aux statistiques pour leur validation9.

Les Éditions Hogrefe France10 sont actuellement les distributeurs officiels du Psychodiagnostic de Rorschach en France.

Les sollicitations symboliques des planches[modifier]

Notons que la tendance à thématiser les planches pour leur analyse n'est pas partagée par tous les auteurs, pour certains ces thématiques ont une valeur incontournable et pour d'autres, seules les réponses idiosyncratiques des examinés peut déterminer un thème ou un autre ce qui laisse le champ plus ouvert pour l'interprétation. C'est ce qui vient du sujet qui importe et pas ce que l'on pourrait incidemment lui suggérer, soit explicitement soit implicitement.

Utilisation en psychologie clinique[modifier]

Le test de Rorschach, par sa nature même, fait appel à la fois à la sensorialité du sujet et à son inconscient mais surtout à sa capacité projective à partir de son interprétation libre des taches.

Le discours du sujet, ses interprétations, sont ainsi analysées par le clinicien afin de dégager des éléments pertinents quant à l'évaluation du psychisme du sujet : structure psychopathologique: (névrosepsychoseétat limite), mécanismes de défense privilégiés, type de relation d'objet, thèmes récurrents...

Le Rorschach est ainsi le plus souvent utilisé comme outil diagnostic avec le TAT (Thematic Apperception Test) dans la démarche de l'examen psychologique qui se conclut par un rapport d'analyses avec conclusion. L'examen psychologique sert au diagnostic, à l'indication d'un traitement : psychothérapie psychanalytique en particulier, ou encore à étayer le travail d'expertises (justice, assurances, etc). L'examiné doit être dûment informé du contexte et de ce à quoi l'examen servira. Utiliser les méthodes projectives dans des contextes imprécis ou pour satisfaire la curiosité des uns ou des autres n'est pas déontologique.

La passation du test[modifier]

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Les dix planches du test de Rorschach

Le psychologue présente au sujet les dix planches du test, à l'endroit et dans un ordre déterminé (d'abord, une noire, puis 2 bicolores (rouge/noire), 4 noires et enfin les 3 polychromes). Les avis divergent en ce qui concerne la consigne à passer au sujet : l'éventail va du « ne rien dire », à une consigne plus détaillée pour rassurer le patient. Le patient peut appréhender le matériel comme il le souhaite : retourner les planches, les regarder dans la transparence...

Le sujet doit ainsi dire ce qu'il voit dans les taches, sans aucune restriction. Le psychologue note scrupuleusement les dires du sujet, aussi bien ceux qui concernent les taches proprement dites que les dires en marge, qui constituent une libre association à partir du matériel présenté.

L'enquête[modifier]

Une fois interprétées toutes les taches, le clinicien représente les planches une par une, afin de déterminer les endroits précis où le sujet a vu les formes qu'il a annoncées lors de la passation. Les localisations sont en effet très importantes pour la cotation du protocole.

C'est en général au moment de l'enquête que le sujet apporte du matériel supplémentaire, étayant, complétant ou rajoutant souvent sur ses propres interprétations.

L'analyse et la cotation du protocole[modifier]

On appelle protocole l'ensemble des interprétations du sujet, analysées par le clinicien. Celui-ci a, à partir des éléments de l'enquête, la charge de noter en regard de chaque interprétation sa localisation, la teneur de l'interprétation (un chat en planche VII par exemple), les retournements, le temps passé sur chaque planche. On note aussi les temps de latence entre la présentation de la planche et la première réponse, ce qui permet de déceler les chocs émotionnels éventuellement induits par la tache.

L'analyse qualitative et la cotation quantitative s'effectue en dehors de la présence du sujet, une fois l'examen psychologique terminé.

Tous les éléments sont importants pour l'analyse.

  • Les localisations des réponses : des formes peuvent être vues dans des détails des planches ou l'ensemble de la planche peut être interprétée par le sujet. Il existe des statistiques sur l'utilisation des localisations, qui représente la moyenne des passations : une prédilection pour les petits détails ou pour les détails originaux, que peu de personnes voient, se prêtera à l'analyse car ne correspondant pas à la moyenne.

On appelle mode d'appréhension le résultat de la moyenne des localisations. Un mode d'appréhension en détails peut suggérer une isolation de type obsessionnelle ou un morcellementpsychotique.

  • Les déterminants : c'est ce qui a déterminé la réponse du sujet. Les déterminants utilisés sont la forme, la couleur, l'estompage (les nuances qui peuvent faire penser à des nuages ou des vagues par exemple) et les kinesthésies. Le terme de kinesthésie recouvre les réponses où le sujet a vu un mouvement, qui peut être sous-tendu par une forme (« ici je vois un bonhomme qui danse ») ou bien perçu vaguement et de manière abstraite (« ça tourbillonne »). On distingue les kinesthésies humaines (où le mouvement appartient à un sujet humain ou parahumain) et les kinesthésies mineures (animales ou abstraites).

Le quotient des déterminants est important pour l'établissement du psychogramme : l'utilisation privilégiée de certains déterminants peut fournir certaines informations. Ainsi, les déterminants de couleur, sont traditionnellement associés à la pulsion.

On distingue les déterminants en fonction de leur pertinence : une forme ou une couleur peut être cotée + ou - selon qu'elle s'appuie ou non sur le réel ("ici, je vois une araignée parce que c'est bleu", en planche X).

  • Les contenus : les taches des planches font l'objet d'un certain consensus au sujet de leur capacité à faire appel à des contenus inconscients. Ainsi, la planche IV est dite planche phallique : sa conformation fait appel à la problématique du phallus et de la castration, à l'image du père. La planche V fait appel à l'image de soi et à l'image du corps. On note donc les contenus amenés par le sujet, ses réponses, et on les met en relation avec le matériel lui-même : une absence totale de réponses à la planche V suggère des difficultés identificatoires, voire une problématique psychotique.

On tente de repérer également les contenus récurrents et certains contenus particuliers sont cotés en faisant appel à l'anatomie, au sang, au sexe.

On note également le nombre de banalités : à certaines planches correspondent des réponses très souvent vues par les sujets (par exemple : chauve-souris à la planche V). L'absence de banalités est à considérer.

  • On note enfin les différents temps, temps de latence et temps total, temps moyen de réponse, ainsi que le nombre de réponses. Un temps de latence long peut indiquer un choc : le sujet réagit à la tache par une sidération, un arrêt du processus de pensée, dû à l'émergence de motions pulsionnelles intenses. Un nombre restreint de réponses peut suggérer un ralentissement de la pensée, un blocage de la capacité fantasmatique, une défense intense. Un nombre très élevé de réponses suggère une fuite des idées, une défaillance du processus secondaire
  • L'analyse du langage utilisé, le type de formulation des phrases, etc. ont une importance primordiale pour l'analyse qualitative11.

Le résultats des analyses tant qualitative que quantitative (psychogramme) sont à corréler avec celles de l'entretien clinique et il faut noter qu'il est rare de n'utiliser que le seul Rorschach pour procéder à un diagnostic de structure. En général, la plupart des psychologues font aussi passer le TAT et, lorsqu'il existe un doute sur le niveau de connaissance, un WAIS, ce dernier tant pour ses données quantitatives brutes (QI) que pour son analyse qualitative.

Le psychogramme[modifier]

On note sur la feuille de psychogramme les différents chiffres pour les modes d'appréhension, les déterminants et les contenus. On effectue aussi leur moyenne pondérée et on indique leur pourcentage par rapport au total des réponses. Le temps de latence et le temps par réponse est aussi un indicateur important.
Dans l'ouvrage d'origine de Rorschach, on considérait que sur le psychogramme pouvait apparaître :

  • Le type de résonance intime (rapport des déterminants couleur et kinesthésie),
  • L'indice d'angoisse, obtenu en faisant la moyenne sur cent des contenus sang, anatomie, sexe et détail humain (bras, jambe, nez… vu seul).

Ces items ont été depuis passablement discutés et certains ne sont plus du tout retenus dans la technique moderne.

Les critiques[modifier]

  • Controverse autour de la validité psychométrique du test:
En dépit de son utilisation très répandue, aussi bien en psychologie clinique que le cadre de l'expertise psychologique médico-légale, le test de Rorschach (tout comme la plupart des autrestests projectifs) fait l'objet de nombreuses critiques et controverses. Ces critiques portent notamment sur le fait que les recherches psychométriques échouent à démontrer la validité du test12. Ce débat oppose les tenants de l'approche clinique en psychopathologie face aux tenants de la fondée sur la preuve13.
  • Critique de la "validité interne"
Plusieurs problèmes intrinsèques au test de Rorschach ont été identifiés au cours des années. Dès les années 1950, des critiques se sont élevées contre l'usage de ce test déplorant notamment l'absence de données normatives (statistiques) dans l'ouvrage princeps de Rorschach. Ces critiques ont été réfutées du fait que le livre d 'H.Rorschach n'est plus l'ouvrage de référence actuel - il date de 1929 - mais garde essentiellement une valeur historique. Par ailleurs, les déterminants isolés par Rorschach présentaient un certain nombre de défauts. Par exemple, la valeur du score R (autrement dit, le nombre de réponses à une planche) influence la variance des autres scores du test. En 1950 des critiques pensaient que plus le sujet donnait de réponses, plus il avait des chances qu'une d'elle soit soit assignée à la catégorie diagnostic psychotique (Holtzmann et al, 1961) ce qui s'est révélé comme faux puisque ceci peut être soit interprété dans le registre des défenses narcissiques, soit comme un signe hypomaniaque mais en soi, le nombre de réponse n'est en aucun cas pathognomonique14. Le système de cotation mis au point par John Exner et publié au cours des années 1980 et 1990, le Comprehensive System (CS) a été une d'offrir une méthodologie standardisée plus précise pour la passation, le recueil, l'interprétation et la cotation des réponses. Le système CS présentait ainsi l'avantage d'offrir une meilleure concordance inter-juges que les méthodologies antérieures. De plus, avec ce nouveau système, un grand nombre de données ont pu être collectées de façon à établir des normes statistiques. Mais cette entreprise a elle-même été confrontée à des difficultés : publications de données erronées, changement des méthodes de cotation au fil des ans.[réf. nécessaire] . Les protocoles de cotation, même standardisés comme le CS, sont également critiqué pour leur manque de validité inter-culturelle : les résultats obtenus sont aussi influencés par la culture d'origine des individus testés. Ainsi, au moins deux études tendent à montrer que des populations telles que les indiens d'Alaska ou les noirs urbains d'Amérique présentaient des caractéristiques très déviantes de la norme du protocole (Krall et al, 1983; Glass et al, 1996). Ce débat traverse l'ensemble de la psychopathologie où la question est de savoir si l'on est assigné à sa culture d'origine où si, dans toute culture d'origine, il existe des troubles psychiatriques et que ceux-ci sont de catégorie universelle.
  • Critique de la "validité externe"
La conception du test se fit relativement rapidement (entre 1917 et 1921) et Rorschach est décédé en avril 1922, moins d'un an après la première publication du Psychodiagnostik. Malgré la brièveté de son développement, Rorschach voyait dans son test un outil promis à un riche avenir dans le diagnostic des pathologies mentales. Or malgré un usage intensif par les psychologues cliniciens, le test de Rorschach, même analysé selon la méthode CS, n'a pas fait l'objet d'évaluations systématique permettant de le comparer à d'autres outils diagnostiques validés15. Cette lacune rend difficile l'interprétation des différents scores obtenus. La norme CS a aussi été critiquée pour son manque de spécificité : elle donne lieu à un grand nombre defaux-positifs en diagnostiquant des individus sains comme déviants avec tout ce que ces deux catégories comportent de discutables (Lilienfeld et al, 2000 ; Shaffer et al, 1999). Malgré près de 70 ans de tentatives, et de nombreuses versions du protocole d'interprétation du test de Rorschach, il apparaît très clairement que ni la validité, ni la cohérence des mesures du test n'ont été prouvées par des procédures psychométriques (quantitatives) (Wood et al, 1999, 2000; Eysenck, 1959). Une seule tentative a été couronnée d'un modeste succès dans les années 1970, par Holley (1973) et à titre exploratoire seulement, grâce à une étude utilisant une analyse de type Q (qui se focalise sur la cohérence des cas, plutôt que sur celle des questions). Le test de Rorschach continue d'être pratiqué par de nombreux psychologues cliniciens, certains y voyant un moyen précieux et irremplaçable de recueillir des informations riches et diverses du patient qui font appel à sa subjectivité et à celle du clinicien (Kline, 1983; 2000).
  • Critique de la théorisation
Certains auteurs comme Lydia Chabrier, qui en a fait sa thèse, critique la validité du test du Rorschach du fait même de sa construction. Une erreur épistémologique serait à l'origine d'approches successives abordant cet outil par "tâtonnements empiriques, en fonction de l’étalonnage effectué par Hermann Rorschach, et l'explication théorique est venu se greffer sur cet empirisme"16.

Publication des planches[modifier]

Selon certains praticiens, il est nécessaire que les patients n'aient jamais vu les planches du test avant d'y être soumis ; pour cette raison, les éditeurs du test et les praticiens ont longtemps tenté de garder ces planches confidentielles malgré le fait qu'elles étaient souvent visibles du grand public comme, par exemple, dans Le Divan, l'émission de télévision à succès d'Henry Chapierau cours de laquelle, chaque invité était confronté à plusieurs des planches du Rorschach. Or, les planches étant désormais dans le domaine public17, elles ont été largement diffusées. En particulier, la publication sur la Wikipedia en anglais en juin 2009 des dix planches originales, accompagnées de certains commentaires d'interprétation, a provoqué une controverse sur la validité future du test dans l'éventualité où un individu aurait pu s'y préparer en consultant Wikipedia18,19.

Selon certains défenseurs[Lesquels ?] des test projectifs, cette controverse n'a pas lieu d'être pour la simple raison qu'il n'est pas possible de masquer durablement ses réponses dans le but d'induire le clinicien en erreur, tout au plus ceci peut être vu comme pathognomonique d'une défense perverse de la relation. Dans la mesure où le test de Rorschach avec les procédures qui le précèdent (dont l'examen clinique) et le suivent (analyse des réponses, critiques et production d'un rapport synthétique) porte sur la nature des déterminants profonds de la personnalité. On ne voit dès lors pas comment ceux-ci pourraient être "manipulés" par l'examiné puisque ses réponses ne peuvent - et par définition - qu'être subjectives et à ce titre révéler ses lignes de forces défensives, en un mot son type d'organisation de personnalité.

 

 

SOURCE : WIKIPEDIA

 

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Published by hypnotherapeute 76 et 14 - dans Délires et hallucinations
13 octobre 2012 6 13 /10 /octobre /2012 17:32

 Dimitri BULAN, Hypnothérapeute diplômé, travaille en consultation à votre domicile sur Nancy, Le Havre, Fécamp, Yvetot, Pont Audemer, Jumièges, Cabourg, Deauville, Honfleur, Paris...

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 Moi, Matthieu, schizo et heureux
Le Parisien 

« A l'occasion de la Journée mondiale de la santé mentale, [Le Parisien] a rencontré un schizophrène. Il parle de ses crises passées et relate comment il surmonte au quotidien sa maladie », note le journal.

Le Parisien livre ainsi sur une page le témoignage de Matthieu de Vilmorin, notant qu’« il y a une trentaine d'années, cet homme de 52 ans a été diagnostiqué schizophrène et, depuis, la maladie a colonisé, selon ses propres mots «l'intérieur de [son] pauvre cerveau».

«Je suis un schizostabilisé», précise-t-il. Sa dernière crise remonte à plusieurs années, et grâce à un traitement à vie, un cocktail de neuroleptiques, «couvercle sur ma propension à l'imaginaire», et d'antidépresseurs, il n'est plus l'objet de bouffées délirantes ».

« Après chaque hospitalisation, dont il a gardé des anecdotes truculentes pour nourrir un livre paru récemment, il a fallu «se retaper», et tenter de coller à une société où l'homme sans travail est vite marginalisé.

La maladie n'est pas visible, mais le handicap est lui bien réel », poursuit le quotidien.

Matthieu de Vilmorin déclare notamment : « Je veille à ne jamais être en rade de médicaments, je prends soin de ma santé, je bois peu d'alcool, j'ai cessé de fumer. […]

Des schizos, il y en a plus que l'on croit ! On se reconnaît, dans la rue. On a une certaine démarche, un regard un peu ailleurs, une forme de lenteur... ».

 

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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 12:01

« Enquête sur la maltraitance des malades mentaux » 


Le Figaro 


Aude Rambaud s’interroge dans Le Figaro :

 « Faut-il se méfier des malades mentaux ? Sont-ils réellement plus dangereux que les autres ? ». 

La journaliste indique qu’

« une étude parue dans The Lancet fait voler ce cliché en éclats. Elle montre au contraire que ces personnes sont très souvent victimes de maltraitances physiques et sexuelles de la part de leur entourage ».
Aude Rambaud explique que

 « financée par l'OMS, cette étude était destinée à faire un état des lieux de la violence à l'encontre des personnes handicapées. Les auteurs ont passé en revue tous les travaux parus sur le sujet au cours des 20 dernières années et sélectionné 26 études incluant plus de 21.500 handicapés ».


La journaliste note que

 « les malades mentaux paient de très loin le plus lourd tribu : 24% d'entre eux déclarent avoir été victimes de violences physiques ou sexuelles au cours des 12 derniers mois contre 6% en cas de retard mental et 3% pour l'ensemble des handicaps. Par malades mentaux, les auteurs incluent les schizophrènes, les sujets atteints de dépression majeure, les psychotiques ou encore les déments suivis en ambulatoire ou hospitalisés ».


Aude Rambaud relève que

 « ce taux de 24% paraît effrayant mais n'étonne ni les auteurs de l'étude ni les professionnels du secteur ».

 Un des auteurs, le Pr Mark Bellis, estime ainsi qu’

« il est même très probablement sous-estimé, car nous avons répertorié les violences subies au cours des 12 derniers mois et non au cours de toute une vie. En outre, la peur de représailles ou de ne pas être pris au sérieux réduit le nombre de déclarations ».


Le Dr Elena Turpin, psychiatre à l'hôpital Saint-Antoine (Paris), confirme : 

« Ce chiffre n'est pas surprenant par rapport à ce que l'on constate en clinique. Nous nous penchons sur la maltraitance auprès de nos patients car elle peut dégrader leur état de santé, entraîner un traumatisme, provoquer une décompensation. Les patients ne relatent pas spontanément un événement de ce type mais en font part le plus souvent lorsqu'on leur pose simplement la question ».


Aude Rambaud souligne qu’

« une commission d'enquête du Sénat indiquait en 2003 que la famille était le lieu du délit dans environ 70% des cas et les institutions 30%. Dans le cadre de cette étude 37,8% des handicapés mentaux déclarent une violence issue de leur conjoint ».


La journaliste ajoute que pour le Dr Turpin, 

« la meilleure façon de prévenir la maltraitance est de bien suivre médicalement les patients et d'impliquer l'entourage ».

MS

site : hypnobulan.fr

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Published by hypnotherapeute 76 - dans Délires et hallucinations
3 janvier 2012 2 03 /01 /janvier /2012 17:30
Dimitri BULAN, Hypnothérapeute diplômé, travaille en consultation à votre domicile sur Le Havre, Fécamp, Yvetot, Pont Audemer, Jumièges, Cabourg, Deauville, Honfleur, Paris, Chelles, Lagny sur Marne, Melun...Suivi et soutien psychologique en rdv téléphonique pour toute la France.
LES DELIRES ET LES HALLUCINATIONS
 
 
Les délires et les hallucinations sont des altérations de la perception de la réalité.
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