Les dangers de la santé par les sectes  :

Libération revient sur le guide que vient d’éditer la Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires, qui « dénonce les risques liés à l’arrêt de traitements adaptés ».
Le journal indique qu’« un témoin [y] décrit le parcours de son frère, Alain, atteint d’une tumeur à l’œil. Sur les conseils d’un kinésiologue, le malade abandonne sa chimiothérapie pour s’en remettre à la «biologie totale» ».
« Il ne veut pas d’«un protocole chimique qui l’empoisonne» et «refuse de servir de cobaye à une médecine qui le traite comme un simple numéro». Alain est mort quelques mois plus tard à l’âge de 42 ans. Et c’est bien dans cette rupture avec la médecine conventionnelle que réside le danger de ces thérapies parallèles »,
continue Libération.
Le quotidien note que « ce dénigrement de la médecine classique fait partie de la phase de soumission du «patient». En se présentant comme l’unique «sauveur», le gourou assoit son emprise mentale. Le deuil et la maladie sont propices aux approches de ces pseudo-thérapeutes ».
Libération cite en outre Hervé Machi, secrétaire général de la Miviludes, qui observe que « les malades du cancer sont des cibles de choix. Les gourous-thérapeutes profitent de la détresse des gens. Le but ultime étant toujours l’argent ».

MS

Un guide sur les dérives sectaires dans des pseudo-thérapies


Le Parisien consacre une page aux « dérives sectaires dans des pseudo-thérapies ». Le journal publie tout d’abord le témoignage du père d’Aude, décédée l’an dernier à l’âge de 38 ans, « atteinte d’un cancer [du col de l’utérus] curable, [mais qui] a été victime d’une adepte de la «médecine nouvelle germanique», selon laquelle la médecine conventionnelle aggrave l’état des patients ».
Ce père déclare ainsi : « On a tout essayé, avec son mari, pour lui faire ouvrir les yeux. Mais c’était une adulte. On ne pouvait pas l’obliger à se faire soigner ».L’homme indique ne pas avoir l’intention de porter contre cette « soi-disant thérapeute » : « Cela ne servirait à rien. Ce qu’il faut, c’est informer les gens sur ces gourous qui s’infiltrent dans le monde de la médecine. J’espère que mon témoignage servira ».
Le Parisien évoque en outre ce « guide pour ne pas se faire piéger », « Santé et dérives sectaires », publié par la Miviludes. Son président, Georges Fenech, précise : « Nous avons listé en France 400 pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique. Certaines ont un intérêt en tant qu’accompagnement de la médecine traditionnelle, d’autres n’ont qu’un effet placebo et il y a celles, plus graves, qui sont dangereuses pour la santé et compromettent la guérison ».
Le journal met en avant « un critère pour les reconnaître : elles prônent systématiquement l’arrêt des traitements et médicaments prescrits par les médecins ».
Georges Fenech ajoute que « ces gourous prennent leurs précautions. L’arrêt des traitements n’est pas demandé immédiatement. Ils se débrouillent pour créer une relation exclusive avec la personne, la font rompre avec sa famille, ses médecins, l’hôpital… ».

MS

EXTRAITS :

"Le recours aux pratiques non conventionnelles à visée thérapeutique

(PNCAVT) est devenu de plus en plus fréquent. Il s’agit

dans la majorité des cas de pratiques qui ont pour socle le discours

d’un personnage emblématique, qui dans bien des cas possède toutes

les caractéristiques du gourou, ou bien de méthodes inspirées du

courant New Age. Ces pratiques sont mises en oeuvre le plus souvent

par des non médecins qui n’ont bénécié d’aucune formation académique.

Certains médecins de formation sont également parfois

tentés d’utiliser ce type de procédés: ils n’hésitent pas alors à se

faire radier de l’ordre pour pouvoir « exercer » sans risque de subir

de sanctions ordinales. Ce faisant, ils restent toutefois passibles de

poursuites civiles et pénales de droit commun.

L’ensemble des pratiques non conventionnelles est constitué

de méthodes présentées comme des pratiques de soins par leurs

concepteurs ou promoteurs. Elles sont très différentes les unes des

autres, tant par les techniques employées que par les fondements

théoriques ou les références idéologiques invoquées. Leur point

commun est de ne pas être reconnues, au plan scientique, par la

médecine conventionnelle et donc de ne pas être enseignées au cours

de la formation initiale des professionnels de santé.

Si la maladie est un point d’entrée facile pour les mouvements

à caractère sectaire, toute dérive thérapeutique n’est pas forcément

sectaire. Un médecin peut croire fortement à une thérapie non

éprouvée, complémentaire ou alternative, mais qui ne porte pas de

danger en soi.

La dérive thérapeutique devient sectaire lorsqu’elle essaie

de faire adhérer le patient à une croyance, à un nouveau mode

de pensée. Prétextant l’inutilité des traitements conventionnels, le

pseudo-praticien va demander au patient d’avoir toute confiance

en lui car lui seul détient la méthode « miracle » apte à le guérir. Il

y a un endoctrinement, une sujétion psychologique qui le conduit

petit à petit à rompre avec la médecine, puis avec sa famille et son

environnement. Le gourou thérapeutique propose non seulement

de soigner, mais aussi de vivre autrement. Il se présente comme le

détenteur d’une vérité. Tous ceux qui se mettent en travers de son

chemin sont accusés soit de retarder la guérison, soit même d’être

à l’origine de la maladie, d’où la rupture du malade avec ses proches

et ses amis. Isolé, ce dernier va se retrouver encore plus facilement

sous la coupe du « dérapeute » qui va l’amener progressivement

dans un processus d’adhésion inconditionnelle à sa méthode, en lui

proposant la vente d’ouvrages, la participation à des stages payants

ou à des retraites coûteuses, le plus souvent à l’étranger, voire en

l’orientant vers d’autres praticiens déviants.

La dérive thérapeutique à caractère sectaire s’accompagne donc

d’un mécanisme d’emprise mentale destiné à ôter toute capacité de

discernement au malade et à l’amener à prendre des décisions qu’il

n’aurait pas prises autrement.

Sa dangerosité tient essentiellement au fait que sa mise en oeuvre

peut amener le patient à une double rupture:

– avec sa famille et ses proches ;

– avec son milieu de soin habituel, pouvant conduire à l’arrêt des

traitements conventionnels. "

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Face à l'emprise sectaire, soutien psychologique en consultation avec Dimitri BULAN, rendez-vous au

06 17 55 32 69 ou mail à hypnobulan@gmail.com

site : hypnobulan.fr

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 DOCUMENTS ENTIERS SUR :

http://www.derives-sectes.gouv.fr/missions/actualites/guide-sant%C3%A9-et-d%C3%A9rives-sectaires

 

http://www.derives-sectes.gouv.fr/sites/default/files/publications/francais/guide_sante_complet.pdf

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